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15/12/2022

Le Qatar

N’a rien à voir avec le pays Cathare… 
 



... et encore moins avec le catarrhe, nom donné dans l’ancienne médecine à toute inflammation des muqueuses donnant lieu à une hypersécrétion, et synonyme de gros rhume. 



Il s’agit bien du Qatar, (ça me fait drôle d’écrire ce mot sans "u" derrière le "q", j’ai l’impression de faire une faute de frappe…) petite presqu’île à peine plus grande que la Corse, située à l'est de l'Arabie saoudite. 


Le pays qui ne fut longtemps qu’un plateau désertique (où les températures oscillent l’été entre 40 et 50 degrés) était un protectorat britannique qui vivait essentiellement de la pêche aux perles de culture avant d’être transformé par l’exploitation de gisements pétrolifères confiés à l’Anglo-Iranian Oil Company par le Sheikh Ali ibn Abdullah al Thani en 1949. 


Devenu état indépendant en 1971, le Qatar compte aujourd’hui environ un million et demi d’habitants dont à peine vingt pour cent de citoyens qataris. Les revenus par tête de pipe de ces derniers sont les plus élevés de la planète. Quant à la grande majorité de la population, l’espèce laborieuse constituée d’une main d’œuvre immigrée, elle n’est pas logée à la même enseigne… 
Jusqu’à ces derniers temps, on n’entendait pratiquement pas parler du Qatar. Qui savait il y a peu que c’était une principauté quelque peu féodale dirigée par l’émir Hamad bin Khalifa al Thani lequel avait pris les commandes du pays en 1995 en renversant par un coup d’État son père qui avait lui-même chassé son cousin du pouvoir en février 1972 ? 


Bien sûr, on a fait connaissance pendant la guerre du Golfe avec la chaîne de télévision qatari "al-Jazeera", chaîne d'information continue la plus influente du monde musulman qui couvre tous les pays arabes, sauf un… le Qatar. 
Puis vint le règne de Tamim bin Hamad al Thani...




... qui aime tellement la France, qu'il a décidé de se la payer... au sens propre. Tout y passe, le patrimoine immobilier, le marché de l’art, le football… Le Qatar possèderait à Paris les hôtels de luxe Majestic et Royal Monceau, le Crillon, le Lutetia, le Concorde Lafayette de la Porte Maillot, l’Hôtel du Louvre, les célèbres hôtels Martinez et Carlton sur la Croisette à Cannes, le Palais de la Méditerranée à Nice, la Villa Massilia à Marseille, un palais de 4.000 m2 à Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine) et l'hôtel d'Evreux, place Vendôme, ainsi que deux autres hôtels particuliers attenants. Le frère de l’émir s’est offert l'hôtel Lambert, joyau du XVIIe siècle situé sur l'île Saint-Louis, racheté en 2007 aux héritiers du baron Guy de Rotschild. En plus du PSG, le Qatar aurait des parts dans des grands groupes français comme Lagardère, LVMH, Total, Vinci ou même Véolia. 

Avec la bénédiction macronesque...



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Quelques vues du Qatar











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Et enfin il y a la fameuse coupe du monde de foot si controversée, qui se déroule depuis le 20 novembre et se terminera le 18 décembre 2022 après 64 matches entre 32 équipes.





Malgré de nombreuses menaces de boycott, des dizaines de milliers de supporters assistent à ces tournois. Curieusement, on ne parle pas de Covid au Qatar où depuis le 1er novembre, le test PCR est inutile pour y entrer, pas besoin de masques ni de gestes barrières...


Vous avez dit bizarre ?



07/04/2022

Le veau d'or

Idole de bois plaqué d'or que les Israélites adorèrent tandis que Moïse était sur le mont Sinaï. Selon le livre de l'Exode, chapitre 32, pendant l'absence de Moïse, Aaron avait rassemblé l'or du peuple pour construire un veau d'or, idole inspirée de celle des Égyptiens, malgré l'interdiction du troisième commandement du décalogue. Redescendant avec Josué et découvrant une scène de liesse autour du veau d'or, Moïse  détruisit l'idole et fit mettre à mort  de nombreux idolâtres.




Nicolas Poussin - L'adoration du veau d'or - huile sur toile 212x153 cm (1634) - National Gallery Londres













18/11/2021

Liban : la fin de la Suisse orientale






"Le Liban était un rêve, celui d’un petit territoire où plusieurs communautés vivent en harmonie et qui parvient à se développer au milieu d’États fragiles et belliqueux. Adossé au port de Beyrouth, bénéficiant d’une intelligentsia chrétienne cultivée, commerçante et marchande, le Liban a connu ses années de prospérité et de félicité de son indépendance (1943) à la fin des années 1970. Un équilibre rompu par l’arrivée massive de réfugiés de Palestine (120 000 personnes en 1948) puis de la déstabilisation provoquée par ses voisins, notamment Israël et la Syrie, qui ont voulu en faire leur terrain de jeu. Entre tensions communautaires et religieuses, théâtre de guerre de nations interposées, infiltration mafieuse, il a connu la terrible guerre civile (1975-1990) dont il ne s’est jamais remis. L’arrivée de réfugiés syriens à partir de 2012 a fini de déséquilibrer un pays déjà chancelant. Incapable de faire face à un tel afflux et aux problèmes sociaux que cela pose, le Liban s’enfonce dans les crises économiques et sociales dont il est peu probable qu’il puisse sortir." Jean-Baptiste Noé (Institut des Libertés)


Beyrouth







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"Je me souviens qu'en Afrique de l'Ouest, dans les années 60, le Sénégal était le fief des Libanais qui faisaient des affaires dans le commerce, l’import-export, le bois, les plantations, le transport, l’industrie et toutes activités lucratives. A cette époque, "libanais" était souvent synonyme de réussite sociale. Il n’était pas question d’origine ni de nationalité. C’était considéré comme un métier.
- Qu’est-ce que tu veux faire dans la vie ?
- Libanais…
Mais tous les natifs du pays du cèdre n’avaient pas fait fortune au Sénégal. Ainsi, à Dakar ils étaient nombreux à vivoter dans des échoppes miteuses de la rue Galandou Diouf (ex rue de Thiès). Ceux-là étaient souvent des musulmans chiites que certains ex-coloniaux affectaient de mépriser en les qualifiant de "Syriens" ou plus péjorativement de "Syraks". Les Libanais qui avaient réussi étaient plutôt des chrétiens maronites. Ils avaient fréquemment la double, voire triple nationalité, libanaise, sénégalaise et française. Certains, grâce à leur goût plusieurs fois millénaire des affaires, possédaient de solides entreprises." François Sobieraj (Escales Africaine)

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Avec une pensée pour Odette, Michel et David Noujaim, Brahim Zarkha, Ramez Achkar et Alex Mounayer.