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30/12/2023

Cœur cabossé ♫

 




Au bar du Duc de Nevers
Au bout d’ la rue d’ la Croix-Nivert
On boit des bières à la pression
Les robinets sont des poissons
La fill’ qui sert des p’tits rosés
Elle a le cœur tout cabossé

Cœur cabossé lancé
Dans les étoiles
Cœur cabossé tombé
Dans le fossé

Son mec c’était un zozo
Un p’tit mat’lot d’ Valparaiso
Mais entre Brest et Cotonou
Parfois les amours se dénouent
Passer le huitièm’ parallèl’
Cupidon eut un coup dans l’aile

Cœur cabossé lancé
Dans les étoiles
Cœur cabossé tombé
Dans le fossé

Les typ’s qui traîn’nt par ici
Ont tous la fièvre de Bercy
Ils se brûl’nt la gueule au pernod
Auquel ils n’ajoutent pas d’eau
La fill’ qui a le cœur cabossé
Ils se batt’nt pour la fair’ danser

Cœur cabossé lancé
Dans les étoiles
Cœur cabossé tombé
Dans le fossé

Cett’ fille qui dit jamais non
On connaît pas vraiment son nom
Mais sur le dos d’un arc-en-ciel
Elle vous emmène au septièm’ ciel
Certes elle met du cœur à l’ouvrage
Mais elle n’est jamais du voyage

Cœur cabossé lancé
Dans les étoiles
Cœur cabossé tombé
Dans le fossé



ADDENDA

Magnifique chanson d'Adamo découverte à la télé le dimanche 16 juin 2024



Ils ont partagé le monde... Plus rien ne m'étonne...♫

Titre incontournable de Tiken Jah Fakoly, mythique chanteur africain de reggae.





Ils ont partagé le monde, plus rien ne m'étonne

Si tu me laisses la Tchétchénie,
Moi je te laisse l'Arménie
Si tu me laisses l'Afghanistan
Moi je te laisse le Pakistan
Si tu ne quittes pas Haïti,
Moi je t'embarque pour Bangui
Si tu m'aides à bombarder l'Irak,
Moi je t'arrange le Kurdistan

Ils ont partagé le monde, plus rien ne m'étonne

Si tu me laisses l'uranium
Moi je te laisse l'aluminium
Si tu me laisses tes gisements,
Moi je t'aide à chasser les Talibans
Si tu me donnes beaucoup de blé,
Moi je fais la guerre à tes côtés
Si tu me laisses extraire ton or,
Moi je t'aide à mettre le Général dehors

Ils ont partagé le monde, plus rien ne m'étonne

Ils ont partagé Africa sans nous consulter,
Ils s'étonnent que nous soyons désunis !
Une partie de l'empire Mandingue,
Se trouva chez les Wolofs,
Une partie de l'empire Mossi
Se trouva dans le Ghana,
Une partie de l'empire Soussou
Se trouva dans l'empire Mandingue,
Une partie de l'empire Mandingue
Se trouva chez les Mossis
Ils ont partagé Africa sans nous consulter,
Sans nous demander, sans nous aviser !

Ils ont partagé le monde, plus rien ne m'étonne

Je t'attends ♫






Mes jours passent, mes nuits pleurent
Et pleure le vent
Ma raison sombre et se meurt
Quand meurt le temps
Ce temps mort que je regrette
Tant et tant
Car sans toi ma vie s'arrête
Et je t'attends

J'attends l'air que je respire
Et le printemps
J'attends mes éclats de rire
Et mes vingt ans
Mes mers calmes et mes tempêtes
En même temps
Car sans toi ma vie s'arrête
Et je t'attends

Je t'attends
Viens ne tarde pas
D'où que tu viennes, qui que tu sois
Viens le temps
Est court
Je t'attends
Mon rêve inconnu
Quel est ton nom?
Quel est ton but?
Le mien c'est
C'est l'amour

Pour que mes jours se transforment
Et que vraiment
Ma vie par toi prenne forme
À chaque instant
Parce que le vide me hante
Avec mon sang
Comme un peintre je t'invente
Et je t'attends

Mes doigts par petites touches
Font tes dents
Avant de croquer ta bouche
Éperdument
Mais ces rêves ne me laissent
Que tourments
Car je traîne ma détresse
Et je t'attends

Je t'attends
Viens, viens ne tarde pas
D'où que tu viennes
Qui que tu sois
Viens le temps
Le temps, le temps est court
Je t'attends
Toi, mon rêve inconnu
Quel est ton nom?
Quel est ton but?
Le mien c'est
L'amour


Chante la vie, chante ♫

 



Chante la vie, chante
Comme si tu devais mourir demain
Comme si plus rien n'avait d'importance
Chante, oui chante

Aime la vie, aime
Comme un voyou, comme un fou, comme un chien
Comme si c'était ta dernière chance
Chante, oui chante

Tu peux partir quand tu veux
Et tu peux dormir où tu veux
Rêver d'une fille
Prendre la Bastille
Ou claquer ton fric au jeu

Mais n'oublie pas
Chante la vie, chante
Comme si tu devais mourir demain
Comme si plus rien n'avait d'importance
Chante, oui chante

Fête, fais la fête
Pour un amour un ami ou un rien
Pour oublier qu'il pleut sur tes vacances
Chante, oui chante

Et tu verras que c'est bon
De laisser tomber sa raison
Sors par les fenêtres
Marche sur la tête
Pour changer les traditions

Mais n'oublie pas
Chante la vie, chante 
Comme si tu devais mourir demain 
Comme si plus rien n'avait d'importance
Chante, oui chante

La-la-la-la-la-la-la-la
Chante, oui chante


Fais moi une place ♫



 Paroles de Françoise Hardy, musique Julien Clerc (1990)


Fais-moi une place au fond d'ta bulle
Et si j't'agace, si j'suis trop nul
Je deviendrai tout pâle, tout muet, tout p'tit
Pour qu' tu m'oublies

Fais-moi une place au fond d'ton cœur
Pour que j't'embrasse lorsque tu pleures
Je deviendrai tout fou, tout clown, gentil
Pour qu'tu souries

J'veux qu't'aies jamais mal, qu't'aies jamais froid
Et tout m'est égal, tout, à part toi
Je t'aime

Fais-moi une place dans ton av'nir
Pour que j'ressasse moins mes souvenirs
Je s'rai jamais éteint, hautain, lointain
Pour qu'tu sois bien

Fais-moi une place dans tes urgences
Dans tes audaces, dans ta confiance
Je s'rai jamais distant, distrait, cruel
Pour qu'tu sois belle

J'veux pas qu'tu t'ennuies, j'veux pas qu't'aies peur
J'voudrais qu'tu oublies l'goût du malheur
Je t'aime

Une petite place, ici, maintenant
Car le temps passe à pas d'géant
Je me ferai tout neuf, tout beau, tout ça
Pour être à toi
Je me ferai tout neuf, tout beau, tout ça
Pour être à toi
Pour être à toi


26/12/2023

Que reste-t-il de nos amours ♫



Chanson de Charles Trenet pour les paroles, sur une musique de Léo Chauliac, composée en 1942.



Ce soir le vent qui frappe á ma porte
Me parle des amours mortes
Devant le feu qui s' éteint
Ce soir c'est une chanson d' automne
Dans la maison qui frissonne
Et je pense aux jours lointains

Que reste-t-il de nos amours
Que reste-t-il de ces beaux jours
Une photo, vieille photo
De ma jeunesse
Que reste-t-il des billets doux
Des mois d' avril, des rendez-vous
Un souvenir qui me poursuit
Sans cesse

Bonheur fané, cheveux au vent
Baisers volés, rêves mouvants
Que reste-t-il de tout cela
Dites-le-moi

Un petit village, un vieux clocher
Un paysage si bien caché
Et dans un nuage le cher visage
De mon passé

Les mots les mots tendres qu'on murmure
Les caresses les plus pures
Les serments au fond des bois
Les fleurs qu'on retrouve dans un livre
Dont le parfum vous enivre
Se sont envolés pourquoi ?

Que reste-t-il de nos amours
Que reste-t-il de ces beaux jours
Une photo, vieille photo
De ma jeunesse
Que reste-t-il des billets doux
Des mois d' avril, des rendez-vous
Un souvenir qui me poursuit
Sans cesse




24/12/2023

Le bonhomme de neige ♫



Une chanson de Noël 1952...




C'est l'hiver et le hameau tremblant
Est couvert d'un édredon tout blanc
Mais dehors les enfants
Courraient triomphants

Regardez le bonhomme de neige
Qui se dresse à l'orée du grand bois
Il a l'air imposant d'un roi nègre
Qui soudain serait blanc de froid

C'est l'hiver ma chérie je t'adore et je prie
Pour qu'un ciel toujours bleu nous sourit
Car l'amour bien souvent
N'est aussi qu'un jeu d'enfant
Qu'on voit fondre au soleil du printemps

Un gamin l'a coiffé d'un chapeau
Dans ses mains on pique un vieux plumeau
Et l'on rit de son nez
Tout enfariné

Regardez le bonhomme de neige
Qui se dresse à l'orée du grand bois
Tout le jour les enfants en cortège
Le saluent en criant de joie

C'est l'hiver ma chérie je t'adore et je prie
Pour qu'un ciel toujours bleu nous sourit
Car l'amour bien souvent
N'est aussi qu'un jeu d'enfant
Qu'on voit fondre au soleil du printemps

Regardez le bonhomme de neige...



Barka ♫



Ce chant religieux incontournable en Pologne était le préféré de Jean-Paul II.



Pan kiedyś stanął nad brzegiem,
Un jour, le Seigneur se tenait sur le rivage
Szukał ludzi gotowych pójść za Nim; 
Cherchant des gens prêts à le suivre
By łowić serca  
Pour pêcher les cœurs 
Słów Bożych prawdą. 
Avec la vraie parole de Dieu 

O Panie, to Ty na mnie spojrzałeś, 
O Seigneur, Toi tu m'as regardé
Twoje usta dziś wyrzekły me imię. 
Tes lèvres ont prononcé mon nom 
Swoją barkę pozostawiam na brzegu, 
Je vais laisser ma barque sur le rivage 
Razem z Tobą nowy zacznę dziś łów. 
Et avec toi je vais commencer aujourd'hui une nouvelle pêche
 




16/12/2023

Ciao Guy Marchand



Acteur, musicien et chanteur à la voix de crooner, Guy Marchand est mort hier à l'âge de 86 ans. 







15/12/2023

You're wondering now ♫

J'ai découvert cette chanson grâce à la série policière britannique "Meurtres au paradis", rediffusée ces derniers temps à la télé, et dont les épisodes ont été tournés en décor naturel à Deshaies, pittoresque village de Guadeloupe, situé au nord de la Basse-Terre, à une quarantaine de kilomètres de Pointe-à-Pitre.


 

You're wondering now, what to do
Tu te demandes à présent ce que tu dois faire
Now you know this is the end
Maintenant que tu sais que c'est la fin

You're wondering how, you will pay
Tu te demandes combien tu vas payer
For the way you misbehaved
Pour la manière dont tu t'es mal comporté

First time I swallowed
La première fois j'ai avalé
Now you're on your own
Maintenant tu es seul
I won't return
Je ne reviendrai pas
Forever, you will wait
Pour toujours , tu attendras



11/12/2023

Trop tard

 





Sardou a retourné sa veste...

Retourner sa veste, c'est changer brutalement d'opinion, changer de parti afin de saisir une occasion, changer de bord, changer de camp par intérêt et non en vertu de principes moraux.






10/12/2023

Sombre dimanche ♫




Titre français de "Szomorú Vasárnap" (en anglais "Gloomy sunday), chanson composée en 1933 par le Hongrois Rezső Seress, en mémoire des êtres défunts qu'il avait aimés. 
Ce morceau mélancolique est devenu célèbre et légendaire parce qu'il avait été interdit en Hongrie et dans de nombreux pays où l'on craignait de pousser les gens qui l'écoutaient au suicide…



Sombre dimanche, les bras tout chargés de fleurs
Je suis entré dans notre chambre le cœur las
Car je savais déjà que tu ne viendrais pas
Et j'ai chanté des mots d'amour et de douleur.
Je suis resté tout seul et j'ai pleuré tout bas
En écoutant hurler la plainte des frimas...
Sombre dimanche

Je mourrai un dimanche où j'aurai trop souffert
Alors tu reviendras, mais je serai parti...
Des cierges brûleront comme un ardent espoir
Et pour toi, sans effort, mes yeux seront ouverts
N'aie pas peur, mon amour, s'ils ne peuvent te voir
Ils te diront que je t'aimais plus que ma vie...
Sombre dimanche



La version originale en hongrois


 
La version en anglais


03/12/2023

Les petits pavés ♫




Les paroles de la chanson ont été écrite par le chansonnier Maurice Vaucaire, père de Michel Vaucaire, parolier et époux de la chanteuse Geneviève Collin, plus connue sous le nom de Cora Vaucaire. 

 


 

  Las de t´attendre dans la rue
J´ai lancé deux petits pavés
Sur tes carreaux que j´ai crevés
Mais tu ne m´es pas apparue
Tu te moques de tout je crois
Tu te moques de tout je crois
Demain je t´en lancerai trois

Par devant ta porte cochère
Pour faire tomber tes amis
Trois et quatre pavés j´ai mis
J´exècre tes amis ma chère
Demain je recommencerai
Demain je recommencerai
Et tes amants je les tuerai

Si tu ne changes pas d´allure
J´écraserai tes yeux ton front
Entre deux pavés qui feront
A ton crâne quelques fêlures
Je t´aime t´aime bien pourtant
Je t´aime t´aime bien pourtant
Mais tu m´en as fait tant et tant

Les gendarmes en cavalcade
Me poursuivront après ce coup
Pour m´attacher la corde au cou
Je me bâtis ma barricade
Et sur les pavés je mettrai
Et sur les pavés je mettrai
Mon cœur durci par le regret

Autant de pavés par le monde
De grands et de petits pavés
Autant de chagrins encavés
Dans ma pauvre âme vagabonde
Je meurs je meurs de tout cela
Je meurs je meurs de tout cela
Et ma chanson s´arrête là.



Le vent nous portera ♫

 


La période de grand vent que nous avons connue ces derniers jours m'a rappelé une chanson de Noir Désir interprétée ici par Katia Cournoyer, allias Katia des Bois, et l'extraordinaire groupe québécois Mea culpa jazz.




Je n’ai pas peur de la route
Faut la voir, faut qu’on y goûte
Des méandres au creux des reins
Et tout ira bien 
Le vent nous portera

Ton message à la Grande Ourse
Et la trajectoire de la course
Un instantané de velours
Même s’il ne sert à rien 
Le vent l’emportera
Tout disparaîtra 
Le vent l'emportera

La caresse et la mitraille
Et cette plaie qui nous tiraille
Les palais des autres jours
D’hier et demain
Le vent les portera

Génétique en bandoulière
Des chromosomes dans l’atmosphère
Des taxis pour des galaxies
Et mon tapis volant 
Le vent l’emportera
Tout disparaîtra 
Le vent nous portera

Ce parfum de nos années mortes
Ce qui peut frapper à ta porte
Infinité de destins, on en pose un
Et qu’est-ce qu’on en retient?
Le vent l’emportera

Pendant que la marée monte
Et que chacun refait ses comptes
J’emporte au creux de mon ombre
Des poussières de toi
Le vent les portera
Tout disparaîtra 
Le vent l'emportera


28/11/2023

Tom Dooley ♫



Curieusement, je me suis réveillé ce matin avec dans la tête le refrain de cette chanson que j'avais entendue dans les années 1958/59...



Fais ta prière Tom Dooley
Ça peut toujours servir
Fais ta prière Tom Dooley
Demain, tu vas mourir

Devant ton verre de rhum
Dans le matin blafard
Tâche au moins d'être un homme
Avant le grand départ

Fais ta prière Tom Dooley
C'est tout c'qu'on peut t'offrir
Fais ta prière Tom Dooley
Demain, tu vas mourir

Quand, au lever du jour
On viendra te chercher
Pardonne à ton amour
C'est lui ton seul péché

Fais ta prière Tom Dooley
Avant de t'endormir
Fais ta prière Tom Dooley
Demain, tu vas mourir

Fais ta prière Tom Dooley
Y a plus rien d'autre à faire
Fais ta prière Tom Dooley
Pour éviter l'Enfer

Tu vas bientôt revoir
Celle que tu aimais trop
Emporte au moins l'espoir
D'être aimé mieux là-haut

Fais ta prière Tom Dooley
Pour toi, tout va finir
Fais ta prière Tom Dooley
Demain tu vas mourir

Fais ta prière Tom Dooley
Fais ta prière, mon vieux
C'est la dernière, Tom Dooley
Fais ta prière, mon vieux
Fais ta prière, mon vieux
Fais ta prière, mon vieux





26/11/2023

La Tamise






Quand il pleut sur mon jardin
La Tamise est grise
Quand il pleut moi j'aime bien
La Tamise et mon jardin

Et l'été y a des frissons
Dans l'eau qui s'irise
Et je mets dans mes chansons
Ma Tamise et mon gazon

Je tonds, je tonds, mon vert gazon
J'arrose mes roses et mes rhododendrons
J'ai mon royaume sous mon toit de chaume
Je suis près du Bon Dieu et je suis heureux

Et je sais qu'un beau matin
Votre robe exquise
Viendra fleurir mon destin
Ma Tamise et mon jardin

On la trouvait plutôt jolie Lily

Le récent passage sur France-Inter d'Angela Davis, qui fut l'une des pionnières de la lutte contre le racisme aux États-Unis dans les années 70, m'a rappelé une chanson de Pierre Perret.







On la trouvait plutôt jolie Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d’émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris
Elle croyait qu’on était égaux Lily
Au pays d’ Voltaire et d’Hugo Lily
Mais pour Debussy en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distinguo
Elle aimait tant la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité
Un hôtelier rue Secrétan
Lui a précisé en arrivant
Qu’on ne recevait que des blancs

Elle a déchargé des cageots Lily
Elle s’est tapé des sales boulots Lily
Elle crie pour vendre des choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L’accompagnent au marteau-piqueur
Et quand on l’appelait Blanche-Neige Lily
Elle se laissait plus prendre au piège Lily
Elle trouvait ça très amusant
Mêm’ s’il fallait serrer les dents
Ils auraient été trop contents
Elle aima un beau blond frisé Lily
Qui était tout prêt à l’épouser
Mais la belle-famille lui dit nous
N’ somm’s pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nous

Elle a essayé l’Amérique Lily
Ce grand pays démocratique Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir
Mais dans un meeting à Memphis Lily
Elle a vu Angela Davis
Qui lui dit viens ma petite sœur
En s’unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur
Et c’est pour conjurer sa peur Lily
Qu’elle lève aussi un poing rageur
Au milieu de tous ces gugusses
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur

Mais dans ton combat quotidien Lily
Tu connaîtras un type bien Lily
Et l’enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l’amour
Contre laquelle on ne peut rien
On la trouvait plutôt jolie Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d’émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris



25/11/2023

Katioucha

J'ai découvert ce diminutif affectueux du prénom russe Ekaterina dans le roman autobiographique "Les Russkoffs" de François Cavanna paru en 1979.



"...Ce que Lili Marleen est aux Chleuhs, Katioucha l'est aux Russkoffs. Mais Lili Marleen est poignant, désespéré, cafardeux d'un cafard envoûtant et morbide. Lili Marleen pue la guerre d'avance perdue, le désespoir désiré. Lili Marleen est subtilement décadent, vénéneux comme un opium, défaitiste par son flou même...
Katioucha, la Madelon des Russkoffs, c'est juste le contraire. Ça traine pas la patte. C'est pimpant, optimiste, concon, bonnes joues, sans problème. Et charmant. Surtout russe. Formidablement russe. Il faut avoir entendu cinquante voix sauvagement belles se soûler jusqu'aux larmes, jusqu'à la pamoison, en faisant des variations sur Katioucha... Les Russes chantent comme on fait l'amour. Comme on devrait faire l'amour : plus loin que l'orgasme, jusqu'à l'extase."


 


Ce chant patriotique russe a été composée par Matvey Blanter sur des paroles de Mikhail Isakovsky en 1938, à la veille de la deuxième guerre mondiale.

Pendant ce conflit, on donnera le nom de Katioucha (Katyusha) aux redoutables "orgues de Staline", ces lance-roquettes multiples utilisés par l'Armée rouge contre les troupes allemandes.




Mais revenons plutôt à la chanson Katioucha avec cette version française :



Les pommiers fleurissent la clairière,
Colorant le brouillard sur les eaux.
Katioucha dominait la rivière,
Et son chant planait sur les roseaux.

C’est le chant de l’aigle bleu des steppes;
Le soleil vers lui te guidera,
Vers celui dont elle garde les lettres,
Doux trésor précieux de Katioucha.

Vole au vent, vole chanson légère,
Vers celui qui au loin s’en alla,
Vers celui qui garde la frontière,
Porte le salut de Katioucha.

Des pommiers tombaient les feuilles mortes,
Et la neige recouvrait les monts,
Quand un jour arriva au kolkhoze,
La réponse ardente du soldat.

Les pommiers fleurissent la clairière
Colorant le brouillard sur les eaux.
Katioucha dominait la rivière,
Et son chant planait sur les roseaux.