31/12/2023
La petite marchande d'allumettes
10/12/2023
La tresse
02/12/2023
Si...
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n'être qu'un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui est mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils.
Rudyard Kipling (1865-1936)
01/12/2023
Qu'ai-je donc fait
25/11/2023
Katioucha
"...Ce que Lili Marleen est aux Chleuhs, Katioucha l'est aux Russkoffs. Mais Lili Marleen est poignant, désespéré, cafardeux d'un cafard envoûtant et morbide. Lili Marleen pue la guerre d'avance perdue, le désespoir désiré. Lili Marleen est subtilement décadent, vénéneux comme un opium, défaitiste par son flou même...Katioucha, la Madelon des Russkoffs, c'est juste le contraire. Ça traine pas la patte. C'est pimpant, optimiste, concon, bonnes joues, sans problème. Et charmant. Surtout russe. Formidablement russe. Il faut avoir entendu cinquante voix sauvagement belles se soûler jusqu'aux larmes, jusqu'à la pamoison, en faisant des variations sur Katioucha... Les Russes chantent comme on fait l'amour. Comme on devrait faire l'amour : plus loin que l'orgasme, jusqu'à l'extase."
Ce chant patriotique russe a été composée par Matvey Blanter sur des paroles de Mikhail Isakovsky en 1938, à la veille de la deuxième guerre mondiale.
Pendant ce conflit, on donnera le nom de Katioucha (Katyusha) aux redoutables "orgues de Staline", ces lance-roquettes multiples utilisés par l'Armée rouge contre les troupes allemandes.
Mais revenons plutôt à la chanson Katioucha avec cette version française :
Les pommiers fleurissent la clairière,
Colorant le brouillard sur les eaux.
Katioucha dominait la rivière,
Et son chant planait sur les roseaux.
C’est le chant de l’aigle bleu des steppes;
Le soleil vers lui te guidera,
Vers celui dont elle garde les lettres,
Doux trésor précieux de Katioucha.
Vole au vent, vole chanson légère,
Vers celui qui au loin s’en alla,
Vers celui qui garde la frontière,
Porte le salut de Katioucha.
Des pommiers tombaient les feuilles mortes,
Et la neige recouvrait les monts,
Quand un jour arriva au kolkhoze,
La réponse ardente du soldat.
Les pommiers fleurissent la clairière
Colorant le brouillard sur les eaux.
Katioucha dominait la rivière,
Et son chant planait sur les roseaux.
17/11/2023
Tous vaccinés, tous protégés...
06/11/2023
L'œil de Moscou
Nom donné, depuis l'époque du communisme, à une personne suspectée de rapporter des faits en agissant comme un mouchard.
C'est le 30 décembre 1920 que naquit au Congrès de Tours le parti communiste français, adhérant à la III° Internationale communiste. Un certain Humbert-Droz, citoyen suisse, fut chargé par Moscou de surveiller les "camarades" de France au cas où ils n'appliqueraient pas la ligne du parti. La police, informée de la présence de ce Suisse sur le territoire français et de la tâche qui lui incombait, l'affubla du surnom "Œil de Moscou.
Plus tard, dans son roman "1984" publié en 1949, l'écrivain anglais George Orwell (1903-1950), s'inspirant du parti nazi et du système communiste, avait dépeint une société où tout le monde est sous surveillance constante.
"Big Brother" est le chef d'un parti unique totalitaire dont le visage apparait sur tous les murs pour rappeler au peuple que lui et sa police de la pensée regardent, observent, contrôlent, surveillent. Chaque geste, chaque mot, chaque regard est étudié, disséqué, analysé. La délation est encouragée, pour le bien du chef suprême. L'adulation, l'allégeance au système, tout est faux parce que reposant sur la crainte et la répression.
Voilà qui me rappelle le macronisme...
04/11/2023
Visa pour l'Amérique
03/11/2023
24/10/2023
La vieille qui marchait dans la mer
20/10/2023
Le temps qui passe

29/09/2023
La peur
28/09/2023
La semaine des 4 jeudis
Voilà qui m'amène à un poème d'Alfred Rosset intitulé "La semaine des 40 siècles", que l'un de mes fidèles lecteurs m'a fait connaitre dernièrement :
Avec mes remerciements à Stéphane DLP
24/09/2023
18/09/2023
Après
Sur un autre sujet
Que moi
Je t'espère, je te perds
Comme un objet, un an
Et un mois
J'apprends que tu t'éprends
D'un plus grand, d'un plus beau
Pourquoi?
Je t'écoute, ça me coûte
Me dire combien c'est chaud
Dans ses bras
Je sais c'est moi qui t'ai
Quitté, mais toi qui t'es
Pour penser qu'après moi
L'herbe repoussera?
Après moi je veux
Qu'on soit malheureux
Je sais c'est moi qui t'ai
Quitté, mais toi qui t'es?
Ni Noé ni refuge
Après moi le déluge
Après moi la pluie
Sauve qui peut la vie
Et puis fini
15/09/2023
La légende de la nonne ♫
14/09/2023
Journalisme
12/09/2023
Le voyage en train...
| La gare de ma ville natale |
"A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos Parents.
On croit qu'ils voyageront toujours avec nous.
Pourtant, à une station, nos Parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage.
Au fur et à mesure que le temps passe, d'autres personnes montent dans le train.
Et elles seront importantes : notre fratrie, nos amis, nos enfants, même l'amour de notre vie.
Beaucoup démissionneront (même éventuellement l'amour de notre vie), et laisseront un vide plus ou moins grand.
D'autres seront si discrets qu'on ne réalisera pas qu'ils ont quitté leurs sièges.
Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d'attentes, de bonjours, d'au-revoirs et d’adieux.
Le succès est d'avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu'on donne le meilleur de nous-mêmes.
On ne sait pas à quelle station nous descendrons, donc vivons heureux, aimons et pardonnons.
Il est important de le faire car lorsque nous descendrons du train, nous ne devrons laisser que de beaux souvenirs à ceux qui continueront leur voyage.
Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique.
Aussi, merci d'être un des passagers de mon train.
Et si je dois descendre à la prochaine station, je suis content d'avoir fait un bout de chemin avec vous.
Je veux dire à chaque personne qui lira ce texte que je vous remercie d’être dans ma vie et de voyager dans mon train."
Jean D’Ormesson
09/09/2023
Tamy ♫
Adaptation libre d'un poème de Pierre Menanteau (1895-1992)
J’ai recueilli à la maison
Un adorabl' petit chaton
A la rob’ noire et des tach’s brunes
Et des grands yeux couleur de lune
J’ai donné le nom de Tamy
A cett' petit' chatte jolie
Et elle est dev’nue mon amie
Pour la vie…
O Tamy, ô Tamy, , ô Tamy, ma Tamy, ô ma Tamy




































