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09/05/2023

Rien à carrer

Marcus Tullus Cicero, plus connu sous le nom de Cicéron, était un orateur et homme politique romain (106-43 av. J.C.).



Comme le président actuel qui n'a rien à carrer de la détestation dont il fait l'objet. Partout dans les cortèges, on peut mesurer l’impopularité de Macron, à tel point qu'il a fait interdire hier, pour le 8 mai, la présence de la foule sur les Champs-Élysées, préférant descendre une avenue vide. 



Même situation à Lyon, où l’homme, seul, petit et sans gloire, s’en est allé dans la prison du héros Jean Moulin. 



Cachez moi ce peuple que je ne saurais voir. Voilà un président obligé d’éviter les habitants de son propre pays, pour ne pas subir la contestation. 


08/12/2022

Fête des lumières










Un 8 décembre à Lyon...




Zdrowaś Maryjo łaskiś pełna
Pan z tobą
Błogosławionaś ty między niewiastami
I błogosławiony owoc żywota twojego, Jezus
Święta Maryjo Matko Boża
Módl się za nami grzesznymi
Teraz i w godzinę śmierci naszej, amen.



18/04/2022

Place

Dans une ville ou un village, la place est un espace découvert plus ou moins étendu, lieu public généralement entouré de constructions.


Place de l'Etoile - Paris


Place de la Concorde - Paris


Place de la Bastille - Paris


Place Bellecour - Lyon


Place du Capitole - Toulouse


Place de la Comédie - Montpellier


Place des Arènes - Nimes


"Sur la place", magnifique chanson de Jacques Brel (1954) reprise ici par Birds on a wire.


Sur la place chauffée au soleil
Une fille s'est mise à danser
Elle tourne toujours pareille
Aux danseuses d'antiquité
Mais sur la ville il fait trop chaud
Hommes et femmes sont assoupis
Et regardent par le carreau
Cette fille qui danse à midi

Ainsi certains jours paraît
Une flamme à nos yeux
À l'église où j'allais
On l'appelait le Bon Dieu
L'amoureux l'appelle l'amour
Le mendiant la charité
Le soleil l'appelle le jour
Et le diable la beauté

Sur la place vibrante d'air chaud
Où pas même ne paraît un chien
Ondulante comme un roseau
La fille bondit s'en va s'en vient
Ni guitare ni tambourin
Pour accompagner sa danse
Elle frappe dans ses mains
Pour se donner la cadence

Ainsi certains jours paraît
Une flamme à nos yeux
À l'église où j'allais
On l'appelait le Bon Dieu
L'amoureux l'appelle l'amour
Le mendiant la charité
Le soleil l'appelle le jour
Et le brave homme la bonté

Sur la place où tout est tranquille
Une fille s'est mise à chanter
Et son chant plane sur la ville
Hymne d'amour et de bonté
Mais sur la ville il fait trop chaud
Pour ne point entendre son chant
Des hommes ferment leurs carreaux
Comme une porte entre morts et vivants

Ainsi certains jours paraît
Une flamme en nos coeurs
Mais nous ne voulons jamais
Laisser luire sa lueur
Nous nous bouchons les oreilles
Et nous nous voilons les yeux
Nous n'aimons point les réveils
De notre coeur déjà vieux

Sur la place un chien hurle encore
Car la fille s'en est allée
Et comme le chien hurlant à la mort
Pleurent les hommes leur destinée



08/12/2021

Je vous salue Marie ♫

Pour mes amis Lyonnais en ce 8 décembre, fête de l'Immaculée Conception.



Une interprétation inattendue de Serge Gainsbourg...





19/11/2021

Cardon





Le cardon est une plante potagère du même genre que l'artichaut, dont on consomme les nervures foliaires après les avoir fait blanchir. Le blanchiment du cardon est une étape nécessaire avant la récolte qui consiste à le priver de lumière pendant environ trois ou quatre semaines afin d’avoir des côtes étiolées. 



Théophraste affirmait que le cardon venait de Sicile, tandis que Pline lui trouvait des origines à Carthage.  Pour l'heure, le cardon pousse fort bien dans la région lyonnaise où sa popularité est à son apogée, aussi bien chez les chefs les plus réputés que sur les tables familiales, en période de fin d'année. Les Lyonnais considèrent en effet le cardon comme le roi des légumes et disent que le gratin de cardons à la moelle est la "nourriture des dieux". 


Gratin de cardons à la moelle

Par contre, le cardon est mal connu des Parisiens qui l'appellent "carde" et ne savent pas l'apprêter, le confondant scandaleusement avec la bette (on dit aussi "blette"). 


***


Naguère, les jardiniers disaient chaque année quand arrivait Noël "C'est le moment de dépailler les cardons!" Expression entendue dans mon enfance lorsque le printemps s'annonçait, signifiant qu'il allait être temps de remplacer le pantalon par une culotte courte...
 







A mes amis Lyonnais et pour Agathe Cardon, mon infirmière préférée.




23/06/2021

Ze n'ai pas sanzé ♫

C'est avec l'accent de Julio Iglesias, le titre d'une chanson de l'Argentin Dino Ramos (titre initial "No vengo ni voy") adaptée en français par Claude Lemesle en 1978.


 


Je n´ai pas changé
Je suis toujours ce jeune homme étranger
Qui te chantait des romances
Qui t´inventait des dimanches
Qui te faisaient voyager,
Je n´ai pas changé
Je suis toujours ce garçon un peu fou
Qui te parlait d´Amérique
Et n´était pas assez riche
Pour t´emmener à Corfou

Et toi non plus, tu n´as pas changé
Toujours le même parfum léger
Toujours le même petit sourire
Qui en dit long sans vraiment le dire
Non, toi non plus tu n´as pas changé
J´avais envie de te protéger,
De te garder, de t´appartenir,
J´avais envie de te revenir

Je n´ai pas changé
Je suis toujours l´apprenti baladin
Qui t´écrivait des poèmes
Qui commençaient par "je t´aime"
Et finissaient par "aimer"
Je n´ai pas changé
Je prends toujours le chemin qui me plaît
Un seul chemin sur la Terre
A réussi à me plaire
Celui qu´ensemble on suivait

Et toi non plus, tu n´as pas changé
Toujours le même parfum léger
Toujours le même petit sourire
Qui en dit long sans vraiment le dire
Non, toi non plus tu n´as pas changé
J´avais envie de te protéger,
De te garder, de t´appartenir,
J´avais envie de te revenir


****


Nous avons un peu changé tout de même...




           

Avec un grand merci à notre couturière préférée.


29/10/2020

Souvenirs de Caluire





Caluire-et-Cuire, pour être précis, est une commune de la banlieue nord de Lyon dont elle est limitrophe, entre la Saône et le Rhône. 

Caluire-et-Cuire, les différents quartiers

La ville est surtout connue en raison de l'arrestation de Jean Moulin, le 21 juin 1943, dans la maison du docteur Dugoujon.


Maison du docteur Dugoujon


Pour ce qui me concerne, j'ai connu Caluire suite à ma mutation dans cet hypermarché en juillet 1978.

Le Mammouth de Caluire

C'est dans le quartier de Montessuy que nous avons trouvé à acheter un magnifique appartement où nos enfants ont grandi.



Caluire-Montessuy, place Gutenberg, structure métallique de R. Lorin


 Les Hauts de Saint-Clair - Montessuy
 
Vue aérienne du centre commercial et la roseraie de Montessuy


 La roseraie de Montessuy



Caluire 1979


Caluire  - La piscine de Montessuy


Caluire - Le fort de Montessuy


Caluire - l'église sous la neige


Le pont de l'île Barbe
L'île Barbe

Nous devions en principe rester au maximum trois ou quatre ans à Caluire et nous y avons vécu vingt de nos plus belles années.



13/04/2020

11/02/2020

La belle Cordière


C'était le surnom donné à Louise Labé, née en 1524 à Lyon et décédée en 1566 à Parcieux-en-Dombes. 



Fille d'un cordier lyonnais qui travaillait le lin, la soie, et le chanvre, elle passait pour être très belle, fine, sensible, volontaire et cultivée. Sa beauté fut célébrée par Clément Marot dans une épigramme célèbre commençant par ces vers :

Louïze est tant gracieuse et tant belle,
Louïze à tout est tant bien avenante,
Louïze ha l’œil de si vive esticelle,
Louïze ha face ou corps tant convenante…


Ayant épousé Ennemond Perrin, un riche marchand de cordes, la belle Cordière sera une femme aimante et fidèle avant de devenir une veuve coquette puis une séduisante galante qui mènera une vie aventureuse. 



Elle sera alors l'égérie de "l'Ecole lyonnaise" avec ses écrits, sonnets et élégies, souvent inspirés de Pétrarque et d’Ovide, où elle exprimait les tourments de la passion amoureuse.

Sonnet de la belle cordière

Las ! cettui jour, pourquoi l’ai-je dû voir,
Puisque ses yeux allaient ardre mon âme ?
Doncques, Amour, faut-il que par ta flamme
Soit transmué notre heur en désespoir !

Si on savait d’aventure prévoir
Ce que vient lors, plaints, poinctures et blâmes ;
Si fraîche fleur évanouir son
Et que tel jour fait éclore tel soir ;

Si on savait la fatale puissance,
Que vite aurais échappé sa présence !
Sans tarder plus, que vite l’aurais fui !

Las, Las ! que dis-je ? O si pouvait renaître
Ce jour tant doux où je le vis paraître,
Oisel léger, comme j’irais à lui !


***

La belle Cordière est restée l'une des gloires lyonnaises...







"La belle cordière", portail du Palais St-Pierre Lyon